jeudi 13 août 2009

Le pirate humanitaire

Dans mon bureau du bord de piste, je baille ferme, car la faim me taraude l'estomac. Une grande baie vitrée m'ouvre la vue sur le tarmac de la piste de l'aérogare d'Orly Sud, et précisément sur le cul des avions qui sont garés « nose in », c'est à dire face au bâtiment. J'ai un bon boulot. Je suis coordonnateur d'aérogare. Mon job consiste à fournir des bus pour les passagers des avions qui ne sont pas garés au contact de l'aéroport, aussi bien pour l'embarquement, que pour l'arrivée des vols. Tous les avions n'ont pas la chance de bénéficier de belles passerelles télescopiques pour le confort pédestre de leurs passagers. Donc, suivant la taille des aéronefs, j'en envoie, un, deux, jusqu'à six quand il s'agit de « vider » ou de « remplir » un 747, par exemple. Pour ce faire, j'ai un beau micro et je « cause dans l'poste », par radio, pour donner des ordres à mes chauffeurs de car.

_N°20! Vous allez en « delta 15 » sur le vol « Pan Am 118 » en « H moins dix » à l'arrivée!

Sur le côté du bureau trône une « bizarrerie », une chose
« antédiluvienne » nommée « Teleautograh »
d'où sort un rouleau de papier. Sur ce ruban blanc s'agitent deux bras en alu emprisonnant un stylo qui m'écrit les informations nécessaires à ma mission. Il s'agit du numéro de vol de l'avion qui vient de se poser et surtout de son numéro de parking que mes potes du PCR lui ont attribué. Le PCR, c'est la tour carrée, flanquée d'une horloge, faisant face à l'aérogare et que vous apercevrez peut-être quand vous serez dans le grand hall vitré, au premier étage, et que vous daignerez regarder dehors, en direction des pistes d'envol. Dans ce bocal perché à 15 m bossent nuit et jour, mes collègues dont la mission est d'attribuer une place à nos gros oiseaux mécaniques.
Mais j'aurai l'occasion de vous en reparler un autre jour, car j'ai aussi « sévi » dans cet aquarium infernal.
Oui! C'est bien moi! Et la régulation cars, vous l'apercevez derrière moi, à l'extérieur! Mesdames! Ne fantasmez pas! Je ne ressemble plus à ça, du tout, depuis longtemps! la photo est prise de la vigie du PCR!

Pour les départs, de charmantes hôtesses, à la voix «bandante à souhait », me passent la « commande » par « bigophone ». J'ai alors, à ma disposition, un écran de télévision sur lequel je peux voir la rangée des fameux « strips » qui me donnent le numéro de parking de l'avion. Le « strip » dans le jargon de la navigation aérienne, est un long ruban de papier, sur lequel se trouvent toutes les informations importantes concernant un avion en vol, et le plus souvent, disposé sur une réglette en plastique. Par extension, et surtout par snobisme, nous en avons récupéré le terme. C'est vous dire la « modernité » de nos moyens de communications! Quant à mes « boys band motorisés » Si une grande partie de ceux-ci se trimbalent sur les aires de parking, l'autre patiente près de moi, dans une pièce qui ressemble à une salle d'attente de chez le dentiste. Nous sommes séparés par une vitre et un guichet de postier par lequel je leur file leur ordre de mission.
Il y a plus de « Mohamed », « d'Ibrahim », « d'Abdalah », « d'Antonio »,
« de Jésus » que de « Jacques » ou de « Michel ». Mais tout ce petit monde s'entend à merveille, et les conflits sont rares. Ça bouquine des revues, ça braille, ça rigole, ça boit du café, ça s'interpelle, ça chahute pour tuer le temps qui passe. Rien que du très courant, et du très ordinaire.

Mon estomac proteste comme un chat qui réclame sa pâtée. Cela tombe bien, mon collègue revient de la cantine pour me relever. Je lui file les consignes et les vols en cours, puis je mets ma belle veste bleu-roi dont le bas des manches est orné de deux beaux galons dorés, me donnant l'allure d'un lieutenant de l'Armée de l'Air! Mais avec ma belle « gâpette » flanquée au centre d'un magnifique blason cousu de fils d'or, j'ai plutôt l'air d'un pilote de ligne! Mais « l'air seulement »! Je vous rassure!
Je sors donc du bâtiment « 401 » (c'est son matricule) et je m'engage sur la piste tracée à la peinture, à même le sol, qui mène au bâtiment principal. Cette « voie » est le chemin obligatoire par lequel passent les employés et les différents véhicules de service. Je traverse d'un pas serein, en rêvassant comme à mon habitude. Mais au milieu du passage, j'ai sur ma droite, à une distance d'à peine une dizaine de mètres, un bon gros Boeing 707 de la PIA (compagnie aérienne pakistanaise) qui vient de terminer son « push-back » et qui me brise les oreilles du sifflement de ses quatre réacteurs tournant pourtant au ralenti.
Le « push-back » est l'opération qui consiste à repousser un avion au moyen d'un tracteur de piste, petit mais « mahousse costaud », pour mettre le gros « zoisiau » en position de roulage. Car ce brave appareil ne peut pas reculer tout seul. Pour l'anecdote, sachez qu'autrefois (et je l'ai connu!) les avions étaient positionnés
« nose out », c'est à dire le nez tourné vers l'extérieur.
Ils pouvaient donc partir tous seuls comme des grands. Le seul très léger « inconvénient » était que pour s' élancer, ils devaient mettre les réacteurs à fond, pour vaincre l'inertie. Ce qui occasionnait pour le moins grave, un surplus de
« climatisation » intempestive dans les salles d'embarquement. Encore, l'hiver, cela pouvait se supporter aisément, à part une très légère odeur de kérosène. Mais l'été, c'était franchement superflu! Et pour le pire, cela envoyait valser en l'air objets et personnels! Question « hygiène et sécurité » c'était pas l'idéal. Pour revenir à mon « Boinge » en attente, je m'amuse à voir les têtes des pilotes et leurs « mimines » qui s'agitent à compulser un tas de paperasses! Ce que j'apprendrais plus tard, c'est que ces papiers, c'est mon propre frangin qui les leurs avait fournis. Etonnant non? Ce genre de détails ne peuvent pas s'inventer. Car mon frère travaillait alors au « centre opérationnel d'Air France » et la PIA était une compagnie assistée par les français. Il était celui qui remettait aux commandants de bords, les dernières informations techniques concernant le vol futur. C'est pas tout ça, mais mon estomac me réclamant toujours d'avantage, je continue mon chemin. Je pars donc claper comme un furieux à ma cantine d'entreprise qui se situait alors au deuxième étage avec vue imprenable sur la nationale 7, et les parkings à voitures. Une bonne heure plus tard, après le café, les discussions avec les copains, le lèche vitrine du sous-sol, je repars en direction de mon boulot.
Je retraverse la piste. Et là, m'attend une surprise de taille!
Mon « Boinge » est toujours là! Il n'y a plus de tracteur de piste. Il est donc prêt à partir. Mais il ne bouge toujours pas! Oh!Oh! Est-ce le même appareil? C'est plutôt étrange!
Aurais-je loupé une « rotation »? Oui! Car un autre appareil est peut-être venu prendre sa place entretemps! Et nos « rotations », surtout au contact, peuvent ne durer que quarante minutes parfois!
Et ben non! C'est bien le même 707 de la PIA! Mais qu'est-ce qu'il fout là? Un problème technique? La navigation aérienne lui a repoussé son plan de vol? Encore plongé dans mes interrogations, je franchis la porte de la régulation cars! Et là, mon collègue me saute sur le paletot comme un furieux, en ne me laissant même pas le temps d'arriver!
_Gilbert! Gilbert! Tu sais pas ce qui se passe sur le 707 ?
_Ben non! Fais-je lamentablement!
_Y a des pirates de l'air dans le poste de pilotage!
_Non? Tu plaisantes?
_Si! Si! Je t'assure!

Je prends conscience que je viens de passer à quelques mètres d'un drame dont je n'ai même pas soupçonné une seconde, la tragique réalité!
Mais le plus « inouï », et je suis sûr que vous l'avez noté comme moi, c'est qu'aucune force de police, qu'aucun membre du GIGN (qui n'existait pas à l'époque) ne m'a empêché de traverser les pistes! Je suis passé tranquillement, comme Baptiste, sous le nez des preneurs d'otages.
Je me demande même ce qu'ils ont dû penser en me voyant traverser en uniforme. Mais pas un gendarme, pas un flic à l'horizon! Je n'ose pas imaginer la même situation à notre époque.
Et pourtant, je vous garantis l'authenticité de cette histoire.
Je n'ai pas besoin de vous dire qu'on « zieutait » ferme, à travers la baie vitrée, pour voir ce qui se passait, là-haut, dans la cabine. A vrai dire! Pas grand chose! Désolant d'ennui, ces longues minutes d'attente! Mais le plus frustrant, c'est que ma vacation se terminait à quinze heures, et la prise d'otages n'était toujours pas terminée! Que pensez-vous qu'il arriva? Ben rien! J'ai retraversé tranquillement la piste, toujours sous le nez de mon « boinge » piraté. Il n'y avait pas de raison de se priver, puisque personne ne m'en empêchait! Vous pensez que j'ai eu peur? Même pas!
Vous pensez que je suis courageux? Même pas! Car je n'ai pas envisagé une fraction de seconde qu'ils puissent me tirer dessus! C'est donc tout banalement, de chez moi, dans mon petit studio, à la télé que j'ai appris, non seulement la fin de la tragédie, mais tous les détails de cette histoire rocambolesque. Déjà, il n'y avait pas plusieurs pirates, mais un seul! Oh! Mince alors! Cela diminuait terriblement la valeur de mes « exploits ». Et ce « pedzouille » de pirate n'était qu'un vulgaire petit français, la main sur le cœur, qui avait fait tout ce cirque pour que l'on donne des « médicaments » au Bangladesh! Ah! je vous jure! Quelle déception! On était très loin de nos affreux terroristes islamistes qui détournent des avions pour les balancer sur des tours!
M'enfin! Comme le soupir de Gaston Lagaffe! Ça fait quand même des souvenirs à raconter aux (futurs) petits enfants!
Le fin mot de l'histoire c'est que « mon » pirate généreux s'appelait Jean Kay, et qu'il fut défendu à son procès par un grand personnage, ancien ministre du général De Gaulle, qui se nommait André Malraux! Tout de même!
Si vous voulez en savoir plus, je vous donne le lien sur Wikipédia qui vous en dira plus.
Et cela se passait exactement le 3 décembre 1971.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Kay

jeudi 6 août 2009

Qu’est-ce qu’on a fait des tuyaux ?

Des lances et de la grande échelle
Qu'est-ce qu'on a fait des tuyaux?
Pas de panique il nous les faut !

Décidément, j’aime bien commencer mes petits récits par des chansons. Car vous allez voir qu’il y a toujours un certain rapport.
Donc, du temps de ma « folle » jeunesse, un copain d’enfance arrosait son baccalauréat tout récent. Et mieux encore, son permis de conduire tout neuf. Pour fêter tous ses succès « zintellectuels et mécaniques », il nous invita à faire une petite virée dans son carrosse quasiment centenaire et rouillé de partout. Ensuite il voulu ponctuer son triomphe estudiantin, par un beau diner au resto. Jusque là, la proposition semblait alléchante. C’est ainsi que nous partîmes sur les routes pleines de dangers effroyables, du côté de Milly la Forêt. Vous pouvez constater à quel point nous avions l’esprit d’aventuriers au sang froid terrifiant ! Nous étions en été, il faisait beau et chaud, mais le soir tombait et nous cherchions un restaurant. A cet instant du récit, je dois vous faire part d’un très léger défaut dont était affligé notre charmant camarade et « frère d’enfance ». Oui ! J’écris « frère » d’enfance, et non pas « ami d’enfance » car orphelin de père, il avait quasiment été élevé comme un membre à part entière de la fratrie. C’est vous dire les liens qui nous unissaient et nous unissent toujours, d’ailleurs. Donc ce brave copain était, comme dire ? très légèrement « prudent » dans le domaine des dépenses récréatives et alimentaires, si vous voyez ce que je veux dire !Je n’ai pas écrit « radin » ! Jamais je n’écrirais une chose pareille ! Surtout s’il me lit ! Non ! Simplement « économe » ! Voilà pourquoi, à chaque fois que nous trouvions un restaurant dans un petit patelin, nous nous arrêtions devant. Il descendait et commençait alors, un épluchage sévère de la carte. Et c’était, hélas, toujours trop cher pour « ses » ou pour « nos » économies ! Car ayant un sens des responsabilités très développé pour son âge, il pensait aussi à nos intérêts. Malheureusement, ce sens des responsabilités prolongeait fortement, comme vous pouvez vous en douter, le temps des recherches. C’est ainsi que la nuit tomba et que nous dégottâmes, à la dernière extrémité de la fermeture de l’établissement, un boui-boui infâme, mais pas « cher » ! Et comme vous le savez, les joies de la jeunesse, l’ambiance potache de notre petite troupe fraternelle, mirent à ce restaurant, les « étoiles » qu’il ne possèdera jamais. Nous en sommes sortis plus que « gais », et heureusement que les contrôles d’alcoolémie étaient inexistants à cette époque. Sur le chemin du retour, tout en braillant comme des veaux dans le tas de ferraille de notre pote, nous étions en train de traverser un grand bois sombre, sur une route départementale, quand nous aperçûmes au loin, ce qui semblait être des lueurs d’un feu ou même d’un incendie. Effectivement, en nous rapprochant, nous avons alors découvert une ambulance blanche, un break Citroën, DS21, garée sur le bas-côté, et qui brûlait, entourée d’une fumée grise, épaisse que les phares de notre voiture arrivaient, tout de même, à percer.
Ah pour dessaouler, ça dessaoule ! Le moment de stupeur et de surprise passée, nous sommes descendus voir de quoi il retournait. Le plus étrange, c’est qu’il n’y avait personne autour du véhicule, et chose encore plus rassurante, personne à bord non plus ! L’idée de voir cramer un macchabée ne nous aurait pas enchanté plus que ça. Qu’est-ce qu’on allait pouvoir bien faire ? Alerter les secours, les pompiers ? Se barrer comme des voleurs en n’ayant rien vu ?
C’était mal nous connaître. Nous allions bien trouver du secours au prochain village rencontré. Et nous voilà tous repartis en « tuture ». Quelques centaines de mètres à peine, un peu plus loin, nous sommes arrivés dans une petite ville complètement endormie. Même la grande place rectangulaire était plongée dans le noir, car l’éclairage public était éteint depuis longtemps. Nous nous sommes garés au milieu d’icelle Et tels des fantômes un peu bruyants nous avons exploré les lieux, à la recherche d’une âme qui vive ou d’un moyen de prévenir les secours.
Quelqu’un parmi nous s’est alors exclamé :
_Eh ! Les potes ! Venez voir ! Je crois que j’ai trouvé !
Nous avons rappliqué en vitesse pour découvrir la « trouvaille »
C’était une borne d’urgence, tout en rouge dont la façade vitrée protégeait un gros bouton de même couleur.
Moment de flottement dû à une indécision bien légitime. Est-ce qu’on allait oser ?
_Allez les gars ! Faut pas se dégonfler maintenant !
Et joignant le geste à la parole, mon pote bachelier se déchaussa, brisa la vitre de son escarpin et appuya sur le gros champignon rubicond. Ceux qui le devinrent, c’est nous !
MOUUUUUUUWOHONNNNNNNNN !
Un énorme rugissement cataclysmique hurla brusquement au-dessus de nos têtes. C’était une sirène d’usine !
Pétrifiés que nous fûmes ! Tétanisés par la surprise et la trouille ! Trouille accentuée par le fait que tout autour de la place, des fenêtres d’appartement s’allumaient comme des lampions, à intervalles réguliers, Nous, nous pensions naïvement qu’une petite voix sympa, sortie d’un petit haut-parleur, allait nous demander, fort civilement, poliment (et surtout discrètement) ce que nous voulions ?
Mais on ne s’attendait pas à un hurlement pareil, digne d’une alerte de bombardement de la dernière guerre mondiale ! Ils auraient quand même dû nous prévenir ces gueux !
« Attention, en appuyant sur ce bouton, vous allez déclencher une sirène assez bruyante au-dessus de votre tête »
Là on aurait compris ! Je ne suis même pas sûr que nous n’aurions pas pris nos jambes à nos cous, en pensant qu’ils aillent se démerder avec leur ambulance cramée ! Au lieu de ça, nous étions épinglés par la terreur comme des papillons de nuit sur une toile de tableau. Et les gens qui commençaient à rappliquer. Oh ! Comme on aurait voulu être ailleurs, à ce moment là. Heureusement, on ne nous a pas lynchés, et nous avons même pu bredouiller nos motifs légitimes. Soulagés par la tournure des évènements, nous avons même décidé de retourner sur les lieux, voir la suite des opérations. Ah ! Mes amis ! Comme je ne le regrette pas ! Car nous avons assisté à un spectacle nocturne digne d’un film de Jacques Tati. Nous étions garés pas trop loin de l’incendie. La voiture continuait de cramer de plus belle. Et nous avons vu arriver les pompiers …..volontaires !
« Volontaires » ils l’étaient sûrement ! Mais « réveillés » ? Je ne suis pas aussi sûr. D’ailleurs pour nous conforter dans notre opinion, des vestes de pyjamas dépassaient traitreusement des blousons de cuir. Certains finissaient d’ajuster leur casque, quand d’autres arrivaient sur la route, à cloche pied, en finissant de se chausser. Bon ! Soyons charitables ! Le côté vestimentaire n’est pas trop important. Mais c’est le côté matériel qui a posé des problèmes ! Je revois encore ce pompier tirant comme un damné sur sa lance à incendie, hurler à son collègue :
_Mais putain !Avance le camion !Tu ne vois pas qu’on est trop court !
Et pris par l’impatience de vouloir éteindre l’incendie, ouvrir en grand la vanne du « tuyau d’arrosage ». Manque de pot, son chef qui s’était avancé sur le brasier pour l’inspecter, s’est pris en pleine tronche le flot glacé d’une lance insolente. Je vous épargnerai la vulgarité des propos échangés entre les deux soldats du feu qui n’apporteront rien à l’intérêt du récit.
J’ai honte quand je pense aux crises de fou-rires que nous avons dû réprimer pour ne pas vexer nos courageux pompiers. Car, vu leur humeur et le fait qu’on les avait dérangés dans des activités personnelles et surement très intimes, nous avions le sentiment bien précis, d’aller au-devant de graves représailles !
Je n’ai pas besoin de vous expliquer que notre retour s’est effectué dans une gaieté et une joie de vivre qui tenait autant à nos excès de libations qu’au récit des exploits épiques de nos valeureux pompiers.

En pleine nuit une sirène
Appelle au feu tous les pompiers

Et tout Rio qui se réveille

Voit brûler l'usine de café

Il n'y a pas de temps à perdre

Sinon tout le quartier va brûler

Oui mais voilà
Pendant ce temps là à la caserne
On entend les pompiers crier :


Qu'est-ce qu'on a fait des tuyaux ?

Des lances et de la grande échelle

Qu'est-ce qu'on a fait des tuyaux?

Pas de panique il nous les faut


Paroles : Auteurs compositeurs Gérard Gustin - Maurice Tézé
Chanson interprétée par Sacha Distel 1967

QUAND JOHNNY DEPOUILLE JEAN-PHILIPPE

Après ma « lettre à Jean-philippe » qui n’était qu’un cri d’humeur, de chagrin et de colère, je me suis mis à réfléchir sur toute l’épopé...