mardi 7 décembre 2010

L'humour au stéthoscope!

Autant vous le dire toute de suite; je déteste tout ce qui a un rapport avec le monde médical. Je fuis les films ou les séries où sévit la moindre blouse blanche, où pointe le moindre stéthoscope.
La série « Urgence » me fait toujours  « zapper » en « urgence ».
Le docteur House est définitivement le docteur « Hide » pour moi! Je ne suis pas plus hypocondriaque que la majorité de mes contemporains mais j'ai simplement une aversion maladive pour le milieu médical. Ceci étant dit, je respecte infiniment la science et le dévouement des médecins et du service hospitalier. Quand j'y ai eu recours, j'en ai toujours été satisfait.
Mais j'ai découvert mon « héros »! Celui qui me fait hurler de rire à chaque fois que je le vois dans cette émission: « Le magazine de la santé, sur la « cinq »: Michel Cymes.
Avec lui, je l'avoue sans honte, j'ai passé des moments de fou-rires, de délires comiques absolument merveilleux.
D'abord, j'ai cru que c'était un journaliste spécialisé dans le médical. Mais pas du tout!
C'est un vrai médecin. Diplômé par la faculté! Un vrai toubib généraliste!
J'ai appris, par hasard, son côté comique par quelques clips vidéo de « zapping » aperçu un soir de fêtes de fin d'année. Mais je me suis dit que c'était occasionnel, accidentel. Grave erreur! Monsieur sévit continuellement. A tel point, que moi, qui étais si réfractaire à toute émission médicale, je me surprends à écouter celle-ci avec une attention soutenue. Mon propos est un peu « malhonnête » et un tantinet « faux-cul » car ce que j'attends ce n'est pas l'information médicale sur un sujet dont je me fous éperdument, mais la grosse vanne de carabin que mon brave Michel va sortir au grand scandale de sa pauvre collègue. Collègue qui vit dans un stress permanent, un stress épouvantable dans l'attente de la blague ravageuse ou la réflexion de comique troupier de son voisin.
Les sommets sont atteints, bien sûr, quand sont abordés les sujets sur la sexualité.
Alors là.....c'est l'apothéose! Le nirvana de la gaudriole médicale.
« Une spectatrice nous dit que son ami a des boules de graisse sur les testicules...! »
Le médecin invité, autre que Cymes, dit alors:
« S'il n'en a qu'un, c'est ne pas grave, mais plusieurs, il faut une anesthésie générale mais bénigne »
Réflexion sortie d'une bouche à la voix gutturale:
« Oui, et puis au moins, cela ne lui coûtera pas la peau des.......... »
Yeux au ciel de sa pauvre collègue!
Et comme cela, des dizaines de fois! Je suis aux anges! Vous allez penser qu'il m'en faut peu, et que j'ai sûrement l'esprit tordu! Tant pis! Je l'assume parfaitement bien!
Mais ne me privez pas de mon docteur  « miracle »! Celui qui arrive à me faire rire de la médecine!
Petit florilège des vidéos de mon « comique des cliniques » préféré:


jeudi 4 novembre 2010

Extinction des feux

Au souvenir de l'effroyable nouvelle dont j'ai pris connaissance, lors d'un voyage familial, tout mon être est encore secoué de frissons d'épouvante. Je vais m'empresser de vous narrer cette expérience terrifiante.
Comme nous voyagions en voiture dans ces lointaines contrées de l'Est, entre Soissons et le Laonnois, mon frère fut pris de la subite envie d'un soulagement liquide et pressant que nous connaissons tous!
Traversant un petit village, la résolution de son drame urinaire nous apparu sous la forme d'un petit café ouvert à une heure encore très matinale, et embrumée d'une bruine cafardeuse.
Dans ce petit troquet sympa, une jeune femme, plus préoccupée par les devoirs de deux petits blondinets, morpions et remuants à souhait, nous accueille d'un air torve et peu amène.
Pendant que mon cher frangin se précipite aux toilettes pour régler son problème de vidange de matières organiques, je suis accroché, en compagnie de mon deuxième frère (car nous formons, une fratrie triangulaire au cas ou je ne vous l'aurais pas précisé!) au bar. Et sur celui-ci repose un quotidien régional sur lequel explose littéralement à mon regard un gros titre à la une:
« PRISON DE L...: IL MENACE LE GARDIEN AVEC UN EXTINCTEUR »!
Ah! Je vous avais prévenu que c'était terrifiant! A la limite de l'insoutenable!
Car vous lisez bien: « il menace »! Encore, il l'aurait « attaqué » ou moins grave « frappé »! Non!
Il l'a « menacé »! Si ce pauvre gardien s'était pris l'extincteur dans le buffet, cela lui aurait au moins calmé ses aigreurs d'estomac pendant une bonne quinzaine de jours!
Vous imaginez la scène d'épouvante? Cet homme honnête, probablement père de famille, plaqué au mur, les yeux exorbités par la terreur sous la menace de la trompe noire d'un extincteur et l'ignoble prisonnier lui criant:
_Passe-moi tes clefs ou je t'éteins!
Oui, parce qu'habituellement, le malfrat qui possède un « pétard », un « feu » c'est à dire un pistolet, aurait plutôt tendance à vouloir « allumer » sa victime! Mais avec un extincteur? Ce serait plutôt franchement ridicule!
Vous ne croyez pas?
Comme le « soulagé » de la vessie est revenu plus rapidement que je ne l'imaginais, et que nous avions déjà bu nos cafés, je n'ai pas eu l'opportunité de savoir comment s'était terminée cette dramatique prise d'otage! C'est par de semblables anecdotes que l'on prend conscience qu'il s'en passe des choses passionnantes et aventureuses dans nos belles provinces. Et que dire du talent de ces reporters courageux de nos petits quotidiens régionaux qui vont dénicher l'information palpitante qui va enrichir l'expérience émotionnelle de nos amis provinciaux?

vendredi 24 septembre 2010

Téléphone « La bavure »!

Dans son infinie complexité et ses situations inattendues, la vie dite « moderne » sait parfois nous offrir des moments d'une cocasserie qu'aucun scénariste, qu'aucun écrivain ne saurait imaginer.
Sortant de chez moi, j'entends soudain le bruit insolent et caractéristique d'un haut-parleur de rue.
Tiens? Un cirque s'est encore installé sur la grande pelouse que notre municipalité a réservé à cet usage. J'imagine alors les fauves sauvages circulant nerveusement dans leurs cages étroites, le grand chapiteau qui se dresse sous les cris des manœuvriers, le dromadaire qui broute une herbe grasse, indifférent à l'agitation qui l'entoure, les caravanes rutilantes des artistes et du personnel, ect....!
Bref! Nous avons tous subi, un jour ou l'autre, ces appels publics de forains itinérants, par haut-parleurs véhiculés sur le toit de guimbardes automobiles plus ou moins bariolées.
Pourtant, pourtant, pourtant, quelque chose me semble bizarre. Une voix de femme! Bon, en cette période de parité militante et active, cela ne doit pas être surprenant. Mais là où cela devient franchement comique c'est que je commence à percevoir des bouts de phrases, des mots qui me font vite comprendre que j'ai affaire à une conversation......privée! Hou! La! La! Mais d'où ça sort?
Comme j'étais en pantoufles, je me précipite chez moi pour ressortir avec des « grolles » plus adéquates et pour partir à la recherche de la source du « phénomène »! C'est ainsi que je m'approche de la haie cachant le parking à voitures du quartier. En levant la tête par dessus la barrière de verdure, je découvre enfin la source sonore. Il s'agit d'une automobile blanche, garée là, avec à l'intérieur un homme. Et je comprends instantanément de quoi il retourne. L'individu a branché son téléphone portable sur son kit « main libre » et ce sont les hauts-parleurs de la voiture qui « éructent » bruyamment la voix de sa correspondante! Moi, bon « prince », je contourne la haie, toque à la vitre de la voiture, mets mes mains en porte-voix et hurle au chauffeur que le quartier est en train de profiter d'une conversation qui ne le regarde en rien! Heureusement, le jeune homme obtempèrent et baisse alors le son indécent de son téléphone.
Ah! Elle est belle la vie moderne. J'imagine un mec sortant de chez lui, montant dans sa voiture, appelant sa maîtresse avec son kit « main libre »:
_Ma chérie, comme d'habitude, à l'endroit convenu?
_Oui, mon amour, mais tu crois que ta femme ne se doute de rien?
_Oh non, elle est bien trop « gourde » pour ça!
C'est alors qu'une tête renfrognée, et féminine, fait son apparition à la fenêtre de la maison du mari volage. Il y a des drames familiaux qui se préparent! C'est moi qui vous le dit!
Vous imaginez le commercial sortant d'un petit pavillon de banlieue, montant dans sa voiture, appelant son patron:
_Bon, je viens de refourguer un contrat à des débiles mentaux! Bon dieu, que les gens peuvent être cons!
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je suis sûr que cet homme ne va pas faire une longue carrière dans la vente à domicile!
Enfin, on peut aussi imaginer le conducteur arrêté à un feu rouge où sévissent des policiers traqueurs d'excès de vitesse, et qui téléphone à un copain.
_Si tu voyais la tête d'abrutis des poulets qui sont en train de me regarder.....!
Voilà de quoi augmenter encore un peu plus le nombre de gardes-à-vue annuelles dans notre beau pays.
Vous comprenez, maintenant, pourquoi j'ai intitulé ma petite histoire ainsi. Tout le monde se souvient de Coluche dans « l'inspecteur la Bavure ». Ce passage où, dans sa voiture de fonction, il se trompe de bouton sur sa radio, et au lieu d'une conversation « secrète » il en fait profiter tout le quartier, et surtout les voleurs qui viennent lui balancer son véhicule sur le piédestal d'une statue!
Grâce à nos beaux engins informatiques modernes, toute communication privée va le devenir de moins en moins!


mercredi 21 juillet 2010

La reconversion des « chauffeurs »

Pour pas mal de béotiens, le mot « chauffeur » évoque immédiatement un conducteur de voiture ou de poids lourds. Pour les plus anciens, on peut même pousser jusqu’aux mécaniciens de locomotives. Mais peu savent que les « chauffeurs » étaient de redoutables bandits qui écumaient nos belles campagnes d’autrefois. Quand j’écris « autrefois », je parle du temps des diligences et des malle-poste. Et bien avant les peaux-rouges, celles-ci étaient attaquées par d’affreux jojos sans scrupules. Mais dans les campagnes reculées sévissaient d’autres horribles tortionnaires qui surgissaient la nuit, dans des fermes isolées, afin de les piller. Et comme nos paysans étaient un peu récalcitrants à donner la cachette de leur maigre trésor, nos impitoyables mauvais garçons les torturaient en leur brûlant la plante des pieds. D’où le terme « poétique » et un peu pervers de « chauffeur » !
Dieu merci, cette époque troublée est enfin révolue. Cependant, les descendants de ces redoutables malfrats se sont reconvertis d’une manière plus « sociale » et plus paisible.
Ben ! C’est qu’il faut bien s’adapter à son époque. Mais ce n’est pas facile de rançonner à nouveaux les malheureux touristes et les voyageurs qui sillonnent nos belles contrées.  
C’est compter sans la redoutable ingéniosité de l’esprit humain. C’est ainsi que l’on voit fleurir sur nos belles autoroutes, de loin en loin,  des « relais », arrêts quasiment obligatoires pour l’essence,  la nourriture et les « vidanges biologiques » indispensables,  où vous attendent de braves commerçants qui vous vendent un tas de choses sans intérêts, des babioles touristiques « made in china » à des prix exorbitants dont même un « beauf » de Belleville ne voudrait pas.  Ne cherchez plus ! Ils sont là nos « reconvertis » !
Ils n’ont plus « l’escopette » chargée de gros sel ou le brandon rougissant, mais seulement  le tiroir-caisse triomphant et indolore ! Enfin….pour votre peau, pas pour votre carte bancaire ! 

jeudi 3 juin 2010

Un accouchement difficile

Depuis quelques temps déjà, j'étais harcelé par des propos désobligeants de certains de mes proches me demandant indécemment, en pointant un doigt obscène sur mon estomac:
_Dis! C'est quand que tu accouches!
Vous aurez déjà remarqué  le français approximatif de cette réflexion d'une vulgarité à pleurer!
Bon! Passons!
Pourtant, comme le proclame le dicton célèbre: « vox populi, vox dei » (que je vous traduirai pas rien que pour vous embêter, et parce que je n'ai jamais fait de latin, malgré mon « immense » culture,) je ne me doutais pas à quel point ces « gueux » avaient raison.
Ce fut lors du visionnement  quotidien de mon délectable et policier « Maigret » que les premières contractions apparurent. Elles furent si violentes que les pompiers durent intervenir pour m'embarquer aux urgences. Ceux qui pensent que l'expression « à se rouler par terre » n'est qu'un euphémisme éculé, n'ont qu'une vague idée de ce que c'est que la souffrance! Heureux mortels! Si j'ose dire! Trimbalé dans une camionnette qui manquait de chavirer à chaque seconde, en faisant entendre son sinistre « deux tons », j'arrivais à l'hôpital, le cœur entre les dents, les jambes flageolantes! Mais fort heureusement, les douleurs avaient cessé! Le « petit » avait dû se rendormir!
Je vous passe les longues heures interminables d'attente dans les hôpitaux que nous avons tous subi un jour où l'autre. Et comme tous les hommes « enceints » j'ai eu droit à ma petite séance d'échographie que subissent toutes les futures mamans. Quelle émotion que de voir surgir sur le petit écran en noir et blanc, vos entrailles intimes où « dort » le bébé qui vous fait tant souffrir.
Et il était là, le petit chameau! Prêt à sortir! Mais y voulait pas! Le sagouin! Bref! Je n'étais pas encore « prête » pour l'accouchement. Donc, on me renvoya dans mes foyers. La journée du lendemain se passe normalement, sans problème. C'est au surlendemain que les « contractions » encore plus douloureuses que l'avant veille me reconduisirent de nouveau à l'hôpital! Toujours avec la même « ambulance-shaker » peinte en rouge, au klaxon si « harmonieux » pour nos tympans.
Rebelote pour l'échographie! Où j'apprends avec bonheur que j'attends des jumeaux! Ah! Quelle joie! Ah quelle chance! Deux d'un coup! On m'hospitalise sans formalité. Je me retrouve donc dans une chambre double, avec un pauvre malheureux au teint très sombre, d'origine Tamoul, à la famille pléthorique et bruyante, surtout la « mama », l'ancêtre, qui avait dû perdre son sonotone dans le voyage et qui hurlait toutes les péripéties de la famille depuis la colonisation de son île par les anglais au 19° siècle. Mais la nuit suivante, une vengeance sournoise et perverse attendait le pauvre tamoul.
Assommé par les médicaments de ma perfusion, je suis brutalement réveillé par un grand bruit de ferraille! ??? Que je me dis! Je me ré-endors. De nouveau un bruit insolite, et fort, me réveille. J'entends alors une petite voix de fausset, quasiment enfantine, me dire:
_Missié! Pitié! Moi vouloir dormir! Toi faire du bruit!
Comment ça, je fais du bruit? Oh! C'est avec gêne et confusion que je comprends l'objet de sa juste révolte. Il faut dire que je suis affublé d'un très léger défaut bien banal et très répandu: Je ronfle comme un 747 au décollage! Je me demande d'ailleurs, comment les murs de ma maison ont pu y résister si longtemps! Je suis « honteux et confus » mais que faire? J'essaie tout de même de dormir « sans faire de bruit ». Puis je vois mon voisin sortir de la chambre avec sa perfusion. Ce qui m'intrigue, car il est deux heures du matin et les toilettes sont incorporées à la chambre. Plus d'une heure plus tard, je le vois rentrer. Quand il passe devant, je ne peux m'empêcher de lui demander d'où il vient.
-Moi, chercher place pour dormir!
Qu'il me dit de sa petite voix navrée et timide! Oh! Je me confonds en excuses qu'il semble accepter avec le sourire! Mais allez savoir! Je passe un dimanche pourri et ennuyeux et le lundi matin le médecin accoucheur me dit que si l'accouchement n'a pas lieu « naturellement », il me prépare une place pour une « césarienne » pour le lendemain. Pour vous plomber le moral, il n'y a pas mieux! Mes crises de souffrance sont tellement intenses que cela me semble vraiment un moindre mal.

La nature sait aussi se comporter merveilleusement. Après une dernière crise, « l'enfant » paraît!
Ô joie suprême!
Instant délicieux, inexprimable! J'en suis ému aux larmes. J 'avertis l'infirmière qui me « lange » mon « fils » dans un petit bocal hermétique. Le médecin passe. Il apprend la bonne nouvelle et me dispense de la césarienne. Il me serre chaleureusement la main, comme si je venais de faire un exploit surhumain et me dit que je peux sortir l'après-midi même! Par contre, ce qui m'inquiète un peu, c'est que le deuxième n'est pas sorti, lui! Qu'à cela ne tienne! Une heure plus tard, le frère jumeau du premier, sortait à son tour. L'infirmière me le langeait à nouveau précieusement. Ah! Je comprends maintenant les mamans! Surtout quand elles disent: « Plus on a souffert pour les avoir, plus on y est attaché »! ça c'est « ben vrai »! D'accord, les miens ne sont pas bien grands ni très beaux, quelques millimètres à peine! Mais ce sont les miens, mes petits « chéris »! Nous les hommes, en cette époque de parité absolue, nous avons bien droit aux mêmes souffrances et aux mêmes joies de l'enfantement que vous, mesdames! Ce n'est qu'une question de.....justice!
Pour le baptême et les dragées, je vous ferai signe!



jeudi 4 mars 2010

Clauses abusives

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Sur des millions de pékins qui achètent un bien à crédit de par le monde, il doit y en avoir moins d'un sur cent mille qui regardent les clauses de son contrat de crédit. Surtout quand c'est écrit en tout petit pour bien nous décourager de les lire.
Dans un moment de « grande solitude » baignée d'un vague à l'âme doucement dépressif, je me mets à lire celui concernant l'achat d'un magnétoscope,
Mon regard indifférent et assoupi tombe par le plus grand des hasards sur l'article 4 intitulé:
« EXCLUSIONS DES GARANTIES ».
Déjà le titre n'est vraiment pas sympa! On vous fait comprendre tout de suite qu'il va y avoir de la « grande colère » de la part du prêteur si vous faites des bêtises qu'il n'a pas prévues!
Je vous vois venir; vous n'avez qu'une seule trouille, c'est que je commence à les énumérer.
Mais non! Je ne vais pas vous infliger ce supplice! Je vais tout de suite entrer dans le vif du sujet comme on dit quand on a pas de style;
Je tombe en arrêt comme le fox terrier devant la poule faisane. Et je vous prie de croire que je tombe rarement en arrêt devant une poule! « Faisane ou pas »! Ou alors, je m'arrange pour me ma femme ne soit pas là!
Bref! Que lis-je de mes yeux effarés, et bien avant que mon cerveau n'enregistre l'info? Eh oui! Avec l'âge, l'influx nerveux est beaucoup plus lent qu'à vingt ans:
Donc, exclusions des garanties: LES CONSEQUENCES DE LA DESINTEGRATION DU NOYAU DE L'ATOME! Poum!
Là, je vous le mets en gros pour que vous puissiez comprendre que je ne l'ai pas inventé!
Textuel! Y a même pas à interpréter! C'est comme ça! Et n'y revenez pas!
Qu'est-ce à dire?
S'il y a un malheureux noyau d'un atome de mon magnétoscope qui se désintègre, je suis marron?
Pas de remboursement? Mais c'est un scandale! Comment puis-je surveiller les milliards d'atomes qui composent cet engin « high tech » ? C'est dingue, non?
Vous comprenez ce qu'ils ont voulu dire? Je sais que la vie moderne devient de plus en plus complexe, mais alors là, je suis scié! Et puis je vous ferais remarquer qu'ils parlent bien « du noyau » de l'atome! Ce « singulier » est plutôt flou! De quel atome parlent-ils ces escrocs?
Et qui c'est-y qui s'amuse à le « désintégrer » ce putain de noyau? Je ne suis quand même pas responsable de tous les noyaux d'atomes que l'on désintègre quand j'achète un matériel hi-fi!
Non mais vous imaginez un peu jusqu'où va leur rapacité, leur perversité pour se mettre à l'abri de tout remboursement? Ah les gredins!
J'imagine le dialogue surréaliste d'un malheureux essayant de se faire rembourser son appareil:
_Mon appareil ne fonctionne plus, je ne sais pas ce qu'il a.
_Ah! Mon pauvre monsieur, je ne peux rien pour vous. C'est sûrement le noyau d'un atome qui s'est désintégré!
Comme je ne voudrais pas vous laisser partir sur l'impression fallacieuse et humiliante que je serais probablement complètement « neu-neu » (Si! Si!, Je suis sûr qu'il y en a qui le pensent déjà, hypocrites va!) je comprends bien ce qui pourrait casser des noyaux d'atomes, à défaut d'autres choses auxquels, nous les hommes, on tient beaucoup; c'est une attaque nucléaire! Une belle bombe atomique! Ou pire, ces terrifiantes bombes à neutrons qui tuent toute forme de vie, en laissant les objets intacts.
C'est là, en toute beauté, que vous allez comprendre l'incommensurable « crétinerie » du ou des rédacteurs de ce contrat, parce que si nous en sommes au point de recevoir des bombes atomiques sur la tronche, à mon humble avis, nous aurons d'autres « soucis » que de nous faire rembourser un matériel acheter à crédit.

QUAND JOHNNY DEPOUILLE JEAN-PHILIPPE

Après ma « lettre à Jean-philippe » qui n’était qu’un cri d’humeur, de chagrin et de colère, je me suis mis à réfléchir sur toute l’épopé...