mercredi 30 juillet 2008

Surin et sueurs froides

Cette fin de dimanche, dans notre chambrée, à Bou-Sfer en Algérie, aurait dû être peinarde et tranquille.
D’ailleurs, elle a bien commencé comme cela !
Mon caméléon en était à sa troisième sauterelle avalée goulûment, mais avec craquements sinistres et obligatoires !
Notre ch’ti à sa sixième bibine, notre « armoire normande », ses grands yeux bleus et sa tignasse blonde, à son dixième éclat de rire tonitruant,
les autres roupillaient ou lisaient, et notre séminariste de jésuite lisait son bréviaire !
Si ! Si ! On avait un séminariste jésuite !
Dont un très lointain parent avait dû servir de modèle à Molière, pour écrire son « Tartuffe » !
Je revois un de mes gentils camarades, un brave garçon du Midi, l’air tout penaud, les yeux baissés de vilain pécheur, se faire « sermonner » par ce grand escogriffe, parce qu’il avait le malheur de fréquenter un peu trop assidûment le BMC de la Légion, alors que lui avait des draps douteux, ponctués de taches suspectes qui n’étaient sûrement pas le fruit d’une méditation religieuse et mystique.
Nous en étions là de ce tableau bucolique quand la porte s’ouvrit brutalement sur une face hilare et fortement avinée.
Pas besoin d’éthylotest, il suffisait de regarder la couleur de son pif pour savoir que son taux d’alcoolémie battait des records indécents !
Nous le connaissions tous ! C’était notre coiffeur !
Celui qui nous rasait la colline capillaire et qui nous faisait des têtes de bagnard à faire peur à nos mères et aux futures bénéficiaires de pension alimentaire !
Au demeurant, charmant camarade, sans histoire, et de bonne compagnie.
Il y a des individus qui ont le vin teigneux, d’autres « dépressifs »
lui, il l’avait « amoureux » et tendre !
C’est ainsi qu’il se précipita sur le premier lit, près de la porte, tomba sur le copain un peu surpris, et lui susurra à l’oreille, mais assez fort pour que nous l’entendions tous :

_Fais moi une bise ! J’veux te faire une bise !

Pas besoin de vous décrire les hurlements de joie, les lazzis, les plaisanteries douteuses et graveleuses qui fusèrent, éveillant ainsi une chambrée assommée par la moiteur infernale des pays du Maghreb !
Comme nous n’avions pas beaucoup de distractions, ce spectacle dû à un « artiste de l’improvisation » était le bienvenu !
Il passa ainsi de lit en lit.
Moi aussi, j’eus droit à la bise baveuse et alcoolisée du Bacchus d’un soir !
C’est lorsqu’il arriva au lit du « radis noir » (vieille expression anti-cléricale) que les choses se gâtèrent !

_Fais moi une bise….
_Non !

Répondu sur un ton pète-sec et sans appel !
La chambrée émit une protestation de connivence avec l’intempérant, histoire de provoquer un peu plus notre hypocrite réfractaire !

_Non, vous dis-je ! Ce n’est pas dans mes principes, et je ne me prêterai pas à ces jeux grotesques et indécents !

Snobinard, va !

C’est alors que notre coiffeur bondit sur le jésuite, lui fit une clé pour le paralyser, sortit un terrifiant rasoir à manche, et le plaqua sur sa gorge blafarde.
Je sais, maintenant, ce que cela représente, de passer, en une fraction de seconde, d’une ambiance joyeuse et festive, à la situation la plus dramatique et la plus terrifiante qui soit.
C’était tellement surprenant et inattendu que nos cervelles se refusaient à enregistrer ce que nos yeux voyaient.
Un rictus cruel impitoyable avait déformé instantanément le doux et tendre visage de notre camarade.

Que de monstres effrayants sommeillent au fond de l’inconscient des hommes, et qui sont prêts à se réveiller à la moindre occasion.
J’en avais, là, sous les yeux, la parfaite démonstration, grandeur nature !

_Alors ? Tu me la fais cette bise ?

Dire que nous étions pétrifiés d’horreur et d’impuissance, serait d’une vulgarité et d’une banalité indigne de la situation. Alors faite comme si je ne l’avais pas écrit !

_Non !

Ce « non » nous le reçûmes comme un coup de poing à l’estomac !
Nous imaginâmes instantanément la vision de notre camarade la gorge tranchée et le sang qui giclait à flot !
Eh ben pas du tout !
Le tortionnaire relâcha sa victime, replia son « coupe-choux », et sortit, non sans claquer violemment et rageusement la porte !
Ah ! Je vous prie de croire qu’il y en a un qui passa un sale quart d’heure !
Je ne sais pas combien de sermons il fit par la suite, mais celui qu’il subit de notre part, il n’est pas prêt de l’oublier !
Je n’ose vous répéter les noms d’oiseaux qu’il subit, mais vos connaissances personnelles en ce domaine, vous permettront de combler mon silence pudique sur la question.
Quant à notre coiffeur, il ne subit aucunes représailles, punition et même pas la moindre réflexion de l’un d’entre nous
et continua à tailler des tignasses dans la joie et la bonne humeur sans le moindre remord !
O tempora ! O mores ! Comme écrivent les snobs !
Car aujourd’hui, nous aurions subit l'affligeante et stupide
« cellule de soutien psychologique »
avec interview de chacun de nous par LCI, « té-èffe-huns »
France 2, Paris-Match, Voici, Gala, Télé 7 jours, « Le journal du dimanche »
et avec un peu de pot, le « Soir de Bruxelles », et le « New york Times » !
Et notre « joyeux drille », mis en examen pour menaces de mort, purgerait une détention
très « préventive » d’au moins cinq bonnes années avant d’être jugé, pour se prendre au moins dix années de prison !
Alors que là ? Rien !
C’est marrant, mais vous voyez, je ne m’en suis jamais plains! Ni aucun de mes camarades, et pas même ce faux derche de futur jésuite!
C’est étrange non ?
Qu’est-ce qu’on était « bêtes » et « stupides » avant tous ces…progrès de la psychologie et de la justice !
Mais depuis cet incident dramatique, je me pose une question :
Cet « enfoiré » de jésuite a-t-il fait preuve d’un immense courage ou d’une incommensurable connerie ?
En quarante ans de réflexion, je n’ai toujours pas pu……trancher !


PS Parce qu’il y a des jeunes filles qui peuvent me lire, et quelques féministes hystériques (pléonasme !) , je ne préciserai pas ce que fut le BMC.

vendredi 25 juillet 2008

Les escrocs de la science-fiction

Il y a toutes sortes d’escrocs !
Les escrocs à l’assurance, au fisc (très dangereux, et risqué !)
les escrocs aux sentiments (très nombreux chez tous les sexes )
les escrocs aux assedics, les escrocs à la sécu, les escrocs de la politique (pléonasme !)
Les escrocs de la voyance etc… !
Mais qui n’a jamais stigmatisé les escrocs de la science-fiction ?
Et pourtant ! Ils sévissent à la pelle, et dans tous les médias !
Moi, à la fin des années soixante, j’ai assisté, dans le cinéma nommé « l’Empire », près de la place de l’Etoile, au visionnage de « 2001, l’odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick !
Quel choc ! Quels souvenirs éblouis !
Vaste salle qui deviendra plus tard un studio où sévira pendant de longues années, Jacques Martin, tous les dimanches, sur la seconde chaîne,
Cette salle était prodigieuse de confort et de modernité !
Ecran géant hyperbolique, des dizaines de haut-parleurs dissimulés partout, des fauteuils de « pédégé » profonds et moelleux, avec tablette de travail, lampe, et luxe suprême, on vous remettait un livret sur le film, comme à l’Opéra !
De ma vie, je n’ai JAMAIS retrouvé un confort et un luxe pareil dans une salle de cinéma ! Jamais !
Mais le sujet n’est pas là !
Moi, jeune naïf des années 70, je m’imaginais des bases lunaires en 2001 ! Il n’y avait aucun doute à ce sujet !
Puisque des esprits aussi intelligents qu’Arthur Clarke et Stanley Kubrick y croyaient !
Aidés de plus, par des ingénieurs de la NASA et de chez IBM !
Allez donc penser contre l’avis de tous ces d’experts compétents (en un seul mot, bien sûr !) Impossible ! Suicidaire !
Et que s’est-il passé « réellement » en 2001 ? Les attentats du 11 septembre!
Quant aux bases lunaires ? Peau de zébi !
A part quelques détritus métalliques pourrissant là-haut, depuis l’épopée d’Apollo, il n’y a pas le moindre petit abri scientifique logeant un bipède terrestre !
A la même époque ou peut s’en faut, je regardais une série « fantastique » britannique de science-fiction qui s’intitulait : « Cosmos 1999 » !
Oui ! Car en cette année dramatique, la lune devait se détacher de l’orbite terrestre et emmener hors du système solaire, notre pauvre satellite et quelques malheureux terriens égarés dessus, dans des bases scientifiques (déjà ?)
Je n’ai pas besoin de vous dire que notre astre des nuits est toujours là, bien accroché à sa maîtresse, la terre, et pour encore un bon bout de temps !
Quant à « New-York 1997 » où l’on voyait cette ville transformée en prison géante de cauchemar, moi, à la place des auteurs du scénario, je ne me déplacerai plus que la nuit, qu’avec un passe-montagne sur la tronche, pour qu’on ne me reconnaisse pas !
Et oui !
Les ratages et fausses prévisions de ces auteurs sont légions et ne choquent personne !
C’est fou comme l’Homme est toujours pressé dans son optimisme béat à imaginer l’avenir !


Ce qui me fait hurler de rire, car je suis un épouvantable pervers, c’est d’imaginer le sort du livre d’un auteur de science-fiction, contemporain du grand « Jules » (Verne pour les intimes) qui aurait osé écrire que la grande « nouveauté », le nec plus ultra du modernisme, en 2008, à Paris serait ?……………….Le vélo !
Oh ! On peut aisément concevoir le flop éditorial qu’il se serait ramassé !
Au lieu de machines volantes individuelles, se retrouver à pédaler dans les rues de Montmartre à « vélocipède », au 21ième siècle, voilà qui aurait poussé au désespoir complet, les plus optimistes de nos imprudents visionnaires !
Comme le disait déjà quelqu’un : « l’avenir n’est écrit nulle part » !
Et encore moins sous la plume ou le clavier, (car il faut être moderne et penser au traitement de texte !) d’un auteur de science-fiction ,que pour ma part, j’aurais une forte envie de rebaptiser : auteur de « science-affliction » !
Adieu les "Azimov, Clarke, Wells" et autres escrocs des "prédictions scientifiques" Allez rejoindre vos consoeurs (toujours en un seul mot!) les chiromanciennes, les tireuses de cartes, les liseuses de marc de café, les astrologues de mes deux choses etc....!
Bon ! Je vais aller-me « téléporter » ailleurs avant que cela ne se gâte pour mon matricule !
Il y a encore des fous furieux pour croire à ces niaiseries !


lundi 21 juillet 2008

Un don familial

Avant de vous le révéler, je préfère vous en donner une description par l'exemple.
Un soir, je regardais un vieux film de George Cukor sorti en France en 1947, année de ma naissance: « Hantise », avec la toute jeune et splendide Ingrid Bergman, entourée de notre compatriote Charles Boyer, et de Joseph Cotten l'inoubliable personnage du film « le troisième homme » de Carol Reed.
Cela se passe dans le Londres du milieu du 19ième siècle où l'on s'éclairait encore au gaz de ville! D'où le titre anglais du film: « Gaslight ».
Les personnages évoluent dans un immeuble bourgeois du cœur de la ville.
Et là, parmi les domestiques, se trouve une jolie soubrette, à l'air un peu revêche, un tantinet « casse-burnes » , dans toutes les acceptions du terme, quand une femme se croit irrésistible!
Je ne vous fais pas un dessin, vous en connaissez tous au moins une dans votre entourage!
Tilt! Que je me fais dans ma caboche!
Non! Ne croyez pas qu'elle contienne un flipper! C'est juste une réflexion!
Ce visage me dit quelque chose! Encore quelques petits mouvements de sa frimousse devant la caméra et....toc!
Bingo! Je reconnais la délicieuse fouille-merde « d'Arabesque! » Angela Lansbury!
Bon! Avec quarante années de cellulite et de lifting en moins, bien sûr!
Mais c'est bien elle!
« Arabesque »! Qui ne connait pas cette série policière où sévit une certaine Jessica Fletcher! Remarquez bien, qu'une bonne femme comme ça débarquerait dans mon voisinage; c'est les valoches faites en quatrième vitesse, et la fuite éperdue en bagnole pour n'importe où!
Car, partout où elle passe, vous êtes sûr qu'il va y avoir de la viande froide dans le secteur, et dans les vingt quatre heures minimum!
Une vraie calamité! Que dis-je une calamité? Un fléau, ouais!
Il n'y a que les pompes funèbres qui se réjouissent, quand elle pose ses valises quelque part! Mais je m'égare! Car vous l'aurez deviné, je suis un physionomiste en diable!
Je ne retiens aucun prénom, ce qui me vaut des inimitiés tenaces, mais un visage, toujours!
Les faux-vieux ou les fausses vieilles du cinoche ou du théâtre m'ont toujours fait hurler de rire! Avec moi, Arsène Lupin n'aurait pas tenu dix secondes!
Il aurait pu se mettre toutes les moumoutes possibles et inimaginables sur la tronche que je l'aurai quand même reconnu!
Les maquillages ridicules du pédant Georges Descrières et du savoureux Robert Lamoureux ont toujours été pour moi, des moments d'intense rigolade, quand ces deux acteurs interprétaient le « gentleman cambrioleur »!
Car il y a une chose que l'on ne peut jamais maquiller, c'est le regard!
Et il est pour moi aussi unique que des empreintes digitales!
Devinez de qui je tiens ça? De ma chère grand-mère paternelle!
Pauvre grand-mère vivant, dans une maison des Ardennes, une petite vie triste, étriquée et sans beaucoup de distractions. Son jardin secret, c'était la lecture d'une revue un peu spéciale et fort décriée par tous les intellectuels et bien pensants de la terre: Détective!
Revue, style « gala » ou « voici » mais spécialisée dans les crimes sordides, passionnels, les affaires de mœurs, etc!
Un jour, mon père qui faisait son service militaire, ramena à la maison, un copain à lui. Jeune garçon charmant, poli, discret. Tout ce passe le mieux du monde.
Mais lors de la Perm suivante, ma grand-mère ne put s'empêcher de dire à mon père:

_Tu sais, ce garçon, ton copain, et bien, j'ai déjà vu son visage quelque part!
_Comment ça? C'est impossible, maman! Ce garçon a toujours vécu dans le midi, et il n'était jamais venu dans les Ardennes! C'était la première fois!
_Pourtant, je t'assure que ce visage me dit quelque chose!
_Tu sais, cela arrive à tout le monde de croire que l'on reconnaît un visage! Mais c'est une simple similitude! Une simple coïncidence!

Bon! La grand-mère ravale son intuition désavouée, mais n'en pense pas moins!
J'ai aussi quelque chose de commun avec mon aïeule, c'est que nous sommes extrêmement tenaces et persévérants quand un mystère ou un problème nous pourrit le « caberlot! ».
Si la grand-mère avait vu ce visage, elle remuerait ciel et terre, mais elle le retrouverait!
C'est pas le « ciel et la terre » qu'elle allait remuer, mais la « tonne » de « Détective » entassés dans le grenier.
Elle y passa des heures, des journées, au grand scandale du grand-père qui n'appréciait pas du tout cette désertion domestique, pour cause d'enquête criminelle.
Car il s'agissait bien de cela. C'est ainsi qu'elle tomba sur une dramatique histoire, dans un exemplaire de la revue datant d'une dizaine d'année!
Il s'agissait d'un parricide! Un jeune garçon de quatorze ans avait tué son père d'un coup de poignard. Et ce père était juge d'instruction! Excusez du peu!
Et bien ce jeune garçon était bien celui que mon père avait ramené à la maison!
Et quand vous pensez qu'elle l'avait reconnu, sur une vieille photo, qui ne devait pas être très bonne, par dessus le marché, dans une revue poussiéreuse, datant de dix ans, vous pouvez apprécier l'exploit!
Bon sang ne saurait mentir!


samedi 5 juillet 2008

Ma femme est une extraterrestre

Il a fallu que cela m'arrive à moi! Pas à un autre! A moi!
Comme pour David Vincent, j'ai su que le « cauchemar avait déjà commencé » un vendredi soir.
Alors que j'étais bien peinardement installé dans le canapé du salon, en train de regarder des niaiseries faussement culturelles à la télé, un grand cri de détresse a retenti dans la cuisine.
AAAARRRHHHH!
Mû par le devoir impérieux de porter secours à mon épouse, et surtout parce qu'elle me l'ordonnait furieusement à grands cris désespérés, je me suis porté à son secours!
Pas moyen de regarder une émission de télé tranquille, dans cette baraque!
C'est alors que la scène « gore » m'apparu dans toute son horreur!
Madame s'était plantée un couteau de cuisine dans la main, en voulant ouvrir un bocal de conserves.
Il est vrai que tout le monde ouvre un bocal en verre avec un couteau pointu!
Hein?
Qui doute encore du sens pratique des femmes! Pas moi, bien sûr!
Je n'oserais pas!
Surtout à notre époque!
Bref! La plaie était ouverte et saignait abondamment!
Moi, n'écoutant que mon courage, et révisant mes vieilles connaissances de secouriste, non pratiquées depuis au moins une trentaine d'année, je fis une compression de la plaie avec mes petits doigts boudinés, et un pansement d'urgence.
Le sang ne coulant plus, la plaie pansée et stable, je pensais (et non pas pansait: c'était déjà fait!) revenir peinard à ma téloche!
Que nenni! C'était compter sans la paranoïa médicale de ces
« dadames » renforcée par une visite impromptue de la voisine!
(De quoi j'me mêle!)
Hou! La! La! Faut pas plaisanter avec ces choses là!
Et puis, rien que pour « rassurer » votre épouse vous devriez aller aux urgences!
Grrrr! La tête pleine de pensées (non pansées!) et d'images où la voisine était lardée de poignards et de couteaux de cuisine, j'emmène « l'agonisante » aux urgences de l'hôpital de ma région.
Par une chance non sollicitée et surprenante, nous sommes
« traités » tout de suite et sans retard.
Ce qui me vaut le plaisir de retrouver ma « moitié », le visage hilare et joyeux
me racontant que le médecin l'avait rassurée et surtout « charriée ».
Quand celle-ci lui expliqua ce qui lui était arrivé, il retorqua que c'était « bien fait! »
Tel quel!
Que lui, les haricots verts, il les avait acheté tout frais, et sans bocaux, au marché de la ville!
Oui! J'avais oublié de vous préciser qu'il s'agissait de haricots verts!
Ce dont vous vous foutez royalement, et vous avez bien raison!
Donc, l'incident s'était clos heureusement et sans conséquence.
C'est le lendemain que l'épouvante me plongea dessus!
Tel un gerfaut sur un mulot!
Ma femme me dit que son pansement, et ben, elle n'en avait plus besoin!
-Comment ça? Plus besoin!
_Tiens, regarde toi-même!
Me fit-elle, complice!
Et là, mes enfants! Je fis un bond d'un mètre de haut, saisi par la surprise!
La plaie était fermée sans même une croûte!
Moi qui l'avait vu ouverte, la veille! Et qui saignait!
Croyant même qu'il aurait fallu un point de suture!
Je l'examinais, la tâtait longuement!
Il fallut que je me rende à l'évidence!
Comme dans les films de science fiction, quand la méchante créature venue d'un autre monde, se prend une « bastosse » dans le buffet, et qu'elle se verse un liquide à la con sur sa plaie, et que l'on voit celle-ci disparaître à vue d'oeil!

Ma femme est une extraterrestre!

Si jamais, je la vois écarter son petit doigt en buvant son bol de café ou en maniant son fer à repasser, je lui saute dessus, je la ligote fermement, et j'appelle la gendarmerie.
Ils sont parmi nous! J'en ai la preuve!
Et mes deux morpions de gosses?
Ils sont peut-être déjà contaminés?
Alors oui! Le cauchemar a déjà commencé!


QUAND JOHNNY DEPOUILLE JEAN-PHILIPPE

Après ma « lettre à Jean-philippe » qui n’était qu’un cri d’humeur, de chagrin et de colère, je me suis mis à réfléchir sur toute l’épopé...